Issues du linge de Philippe IV d’Espagne, deux nappes carrées de dentelle presque identiques ont été conservées : l’une au Victoria & Albert Museum de Londres, l’autre au Textilmuseum de St. Gallen en Suisse.
La fraise tombante est une fraise, c’est-à-dire un ornement de col circulaire à plusieurs épaisseurs, qui est conçue pour être portée non amidonnée. Elle a eu du succès autour de 1620, dans les classes supérieures de la société européenne.
Après avoir été inventée en Italie au milieu du XVIe siècle, la dentelle aux fuseaux s’est répandue en Europe, puis dans le monde entier. Le matériel dentellier nécessaire a changé, s’adaptant au goût local, ce qui a donné naissance à toutes sortes de formes de métiers.
Les métiers traditionnels présents en France ont été traités dans cet article.
Les métiers traditionnels utilisés en France comportent tous un cylindre mobile sur lequel on place le carton et les épingles. De façon générique, on nomme ce type de métier le « carreau à roue ». Il est particulièrement adapté au tissage de longues bandes de dentelle linéaire, ce que l’on appelle la « dentelle au mètre » ; ornant les vêtements, c’était l’article le plus demandé à l’apogée de la dentellerie, au XIXe siècle.
Selon l’époque et la région, le carreau à roue adopte des formes diverses.
L’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, éditée de 1751 à 1772 sous la direction de Denis Diderot (1713–1784) et de Jean Le Rond d’Alembert (1717–1783), consacre un article et trois planches à la dentelle.
L’article traite exclusivement de la dentelle au fuseaux, puisque la dentelle à l’aiguille se nomme alors « point ».